Jour 7 : Landmannalaugar – Hattver (13 août, 9km)
Le Vendredi 13 porte bonheur
Hattver, le 13 août 2010
- ~ 9km
- D+ ~300m/ D- ~300m
- la carte du jour
Réveillé à 5 heures, comme souvent ici. Mais impossible de lever le petit doigt avant 7 heures, nous sommes au moins 30 dans la pièce, et tout le monde dort. L’attente est un peu longue, mais bon, en théorie, la prochaine fois que je dors dans un lit ce sera en France. Donc j’en profite.
Au refuge, c’est le drame. Une femme ne retrouve plus ses chaussures. Quelqu’un qui avait le même modèle, et sensiblement la même pointure a du partir avec, puisque l’on retrouve une autre paire de chaussures equivalente. A une pointure près. La pauvrette part sur le Laugavegur et se retrouve pieds-nus. Elle finira par prendre la paire restante, après s’être assurée qu’elle n’appartenait à aucune des personnes restantes dans le refuge.
Départ à 10h30, après avoir casé tant bien que mal la nourriture reçue dans le sac. Le « Mountain Mall » est sur la route, j’y fais une pause pour acheter deux paquets de nouilles chinoises et de la viande séchée hors de prix, afin d’améliorer un peu l’ordinaire.
Direction Skalli avec un ciel bas, de la pluie fine et vent de face.
Niveau météo, ça commence mal. Dommage, car le chemin est vraiment beau, et l’arrivée sur Hattver, par les crêtes est là aussi grandiose. Le sentier y serpente comme sur la muraille de chine. Pas question de tomber ici.
Nous arrivons à Hattfell (« le chapeau sur le paturage ») après 3 petites heures de marche.
Nous plantons la tente près d’une petite prairie dans un creux entre deux collines, entre deux sources chaudes (malheureusement pas assez profondes pour la baignade) avec des solfatares toutes proches. Courte journée, il va falloir meubler. Nous allons donc nous promener le long de la rivière Jokulgilskvisl (que nous appellons Jokulgil pour faire court) après le montage des tentes.
Alors que nous croyons être enfin seuls, un groupe d’une dizaine de personnes s’installe à 100 métres de nous à notre retour. C’est raté pour la solitude dans les grands espaces…
Contrairement à ce que nous a dit le ranger, la Jokulgil à l’air quand même balaize. Non seulement c’est profond, mais ça a l’air de pousser sérieusement. Je ne vois vraiment pas comment on va traverser sans nager…
Je croise un membre de l’autre groupe, un géant d’au moins 2 mètres qui doit chausser du 56. J’entame la discussion. Son groupe est composé d’un guide Islandais, d’Islandais et d’un Hollandais (mon interlocuteur). Nous allons au même endroit demain : Strutslaug. Quand je lui explique le malaise avec la Jokulgil, Il nous propose de les accompagner pendant la journée du lendemain. Ok !
Le rendez-vous est fixé à 8 heures.
Après s’être un peu engueulés (il faut bien passer le temps), opération lyophilisé/dodo. Le réveil est calé à 6 heures. On verra demain que cette précaution était inutile…
Les photos du jour :
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Toujours subjuguée par la beauté de cette terre.
Ma-gni-fi-que, j’adore celle des crêtes !!