Retour à la civilisation
Reykjavik, le 22 août 2010

À 7 heures, il y a autant de bruit que la veille : les démontages de tentes et les lancers de cailloux écourtent notre grasse matinée.
Cette nuit des gros malins ont cassé la boite à sous dans les sanitaires sûrement pour en tirer un butin extraordinaire d’une dizaine d’euros. C’est vraiment débile ce comportement : aujourd’hui, il y a pas mal de choses qui fonctionnent à la confiance en Islande notamment le paiement des refuges dans des tirelires quand les wardens sont absents. Si ce type d’attitude se généralise, ça finira par fonctionner à la française et il faudra montrer patte blanche et remplir douze formulaires avant de pourvoir récupérer ses affaires dans le stockages du refuge. Dommage.

Il fait 1°C dehors. Je fais chauffer l’eau et nous nous décidons à monter le Blahnukur. Nous sommes accompagnés par 50 km/h de vent. En redescendant, c’est pluie et neige mêlées. Heureusement, par chance, la balade nous a réchauffés.

Notre météorologue mesure la vitesse du vent

Embarquement dans le bus en direction de Reykjavik. Le chauffeur passe dans les rangs pour encaisser les billets. Nous partons donc déjà avec 20 minutes de retard.
En route, il s’arrête pour déposer deux français qui s’étaient trompés de bus, puis une autre fois pour prendre deux cyclistes à Landmannahellir, puis encore une fois pour vérifier quelque chose sous le bus.

Et il y a l’inévitable arrêt touristique au pied de l’Hekla enneigé, et masqué par les nuages.
La vue la plus intéressante dans ce cas, c’est le contrechamp.

Hekla, contrechamp...

Le bus a effectivement un problème. Les vitres vibrent avec un bruit insupportable. À Selfoss, tout le monde change de bus. On s’attelle au transfert des bagages.

Nous arrivons a Reykjavik avec une heure de retard. Visiblement, c’est le tarif en Islande. Kristina, la warden d’Emstrur descend ici, elle était aussi du voyage.
Il fait aussi mauvais qu’a Landmannalaugar, mais je ne suis pas mécontent d’en être parti.
À chaque arrêt du bus, nous avons acheté un hot-dog, le plat national. Ça n’empêchera pas Ben de se taper un lyo au camping.

Nous prenons le bus 14 pour rejoindre le camping de Reykjavik, balayé par un vent furieux et arrosé par la pluie. Nous plantons la tente tant bien que mal.

Demain, baleines pour Ben et Philippe, tourisme et shopping pour moi. La pelade nautique, j’ai déjà donné, et comme je soupçonne un peu ces balades nautiques d’être des attrape couillons (je dis pas ça pour vous les gars), je n’ai pas envie que l’on me mène en bateau.

Les photos du jour :

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